Rénovation thermique dans les territoires ruraux

Mercredi 7 décembre, en commission des affaires économiques du Sénat, nous avons auditionné Thierry Repentin, président, et Valérie Mancret-Taylor, directrice générale de l’Agence nationale de l’habitat (ANAH).

Alors que l’une des principales missions de l’ANAH est la rénovation thermique des logements, je les ai interrogés sur les difficultés rencontrées par ce type de rénovation dans les territoires ruraux.

En effet, la part des passoires thermiques est de 22% dans les zones rurales (ce qui correspond à 936 000 habitations), alors que la moyenne nationale est de 19,6%. Seule l’agglomération parisienne est moins bien lotie.

Souvent mis en avant par le Gouvernement, le dispositif MaPrimeRénov’ semble en réalité insuffisant pour répondre à l’ensemble des enjeux de la rénovation thermique, secteur pourtant fondamental pour assurer notre transition énergétique.

Ainsi, je leur ai demandé si une politique plus ambitieuse pouvait être conduite par l’ANAH pour répondre à cette problématique.

L’intégralité de mon intervention :

Pour ma part, je souhaitais revenir sur la question spécifique de la rénovation thermique des logements situés en zone rurale, avec près de 936 000 habitations concernées, soit un taux de 22% pour ces territoires ruraux (contre une moyenne nationale fixée à 19,6%).

A l’exception de l’agglomération parisienne où le taux est plus élevé, les espaces ruraux sont donc légèrement moins bien lotis que les logements dans les plus grandes agglomérations.

L’explication apportée est souvent l’ancienneté attribuée aux constructions dans les zones rurales, ce qui n’est pourtant pas forcément le cas si on établit une comparaison avec les bâtiments urbains.

Ainsi, je souhaitais connaître votre analyse sur les difficultés rencontrées par la rénovation thermique dans ces territoires.

Le dispositif MaPrimeRénov’, souvent mis en avant comme une grande réussite par le Gouvernement, connaît pourtant de nombreuses problématiques et ne semble pas répondre à tous les enjeux.

Pensez-vous qu’une adaptation de ce dispositif pour les territoires ruraux pourrait être pertinente ? Ou considérez-vous que d’autres politiques publiques pourraient être plus efficaces ?

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