Rencontre avec les municipalités de Saint-Polgues, Bully et Cherier

Trois nouvelles municipalités m’ont accueilli ce lundi 4 juillet pour me présenter les projets de leurs communes et faire remonter leurs préoccupations face au contexte national (et international) :

  • Dominique Fraise, maire de Saint-Polgues ;
  • Dominique Mayère, maire de Bully, avec ses trois adjoints Frédéric Simon, Mireille Brunelin et David Fosse, ainsi que le conseiller Franck Poncet ;
  • Charles Labouré, maire de Chérier, avec ses adjoints Séverine Pras et Jean-Luc Sollalier.

L’inflation et le renchérissement du prix de l’énergie et du coût des matériaux, dont l’impact sur les projets d’investissement des communes est encore mal évalué, inquiètent à juste titre les élus locaux qui appréhendent les choix qu’ils vont devoir faire dans les prochains mois afin de parvenir à boucler malgré tout le budget.

En parallèle, le retrait de la présence de l’État se traduit par une diminution du service rendu dans nos territoires, malgré les mesures compensatoires déployées : par exemple, le bureau de Poste de Saint-Germain-Laval ayant fermé, il va certes être transféré dans la Maison France Services animée par la communauté de communes, mais ne sera pas ouvert les samedis matins…

Les écoles rurales ont aussi particulièrement souffert du non remplacement des enseignants absents ces derniers mois. Afin que les familles ne soient pas mises en difficultés, les municipalités ont fait l’effort de mettre des personnels dans les écoles pour pouvoir assurer l’accueil des élèves… mais ces dépenses supplémentaires ne sont jamais compensées par l’État.

Le Président de la République avait annoncé durant sa campagne qu’il allait contraindre les collectivités territoriales à un effort de 10 milliards d’euros pour redresser les finances publiques (sans compter la suppression de la CVAE). C’est méconnaître gravement la situation dans nos territoires, où les élus locaux se battent pour faire vivre leurs communes, avec des moyens toujours plus restreints et des contraintes toujours plus grandes. Ici, chaque euro public injecté induit un fort effet levier, notamment grâce à tout le travail quasi bénévole assuré par les élus, mais aussi grâce à leur connaissance très fine des besoins des habitants.

C’est un sujet sur lequel je serai particulièrement vigilant dans les prochains mois.

Encore merci pour l’éclairage que me donnent, rencontre après rencontre, les élus municipaux sur les enjeux auxquels ils sont confrontés au quotidien, et pour le temps qu’ils m’ont consacré ce lundi, avec ma collaboratrice Isabelle Dumestre.

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