Pour une meilleure reconnaissance des accompagnants d’élèves en situation de handicap et des assistants d’éducation

Avec mes collègues du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain, nous nous félicitons de l’adoption à l’unanimité par le Sénat de notre proposition de loi visant à lutter contre la précarité des accompagnants d’élèves en situation de handicap et des assistants d’éducation.

Déposée à l’Assemblée nationale par l’ancienne députée socialiste Michèle Victory, elle y avait été adoptée à l’unanimité.

Le nombre d’élèves en situation de handicap pouvant être accueillis en milieu ordinaire croît d’année en année, et il faut s’en réjouir : plus de 400 000 étaient concernés en 2021, suivis par plus de 130 000 accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH).

Le rôle de ces professionnels, à 93 % des femmes, est incontournable pour permettre aux élèves de suivre leur scolarité dans de bonnes conditions. Or, elles pâtissent d’un statut à la fois fragile et précaire et de conditions d’exercice de leurs missions très difficiles. Recrutées en CDD et à temps partiel, sans perspective d’évolution de carrière, elles perçoivent des salaires très insuffisants et ne peuvent obtenir un CDI qu’après avoir effectué deux CDD de 3 ans.

La proposition de loi que nous avons présenté et défendu dans le cadre de notre espace parlementaire, ouvre la possibilité d’embaucher en CDI les AESH à partir de 3 ans d’exercice.

Elle vise également à réaffirmer l’obligation de recrutement en CDI, après 6 ans d’exercice, des assistants d’éducation (AED), également confrontés à des conditions de travail précaires.

Conscients qu’il ne s’agit que d’un premier pas, nous appelons à ce que cette proposition de loi soit mise en application prochainement afin de garantir aux AESH et AED des conditions de travail mieux sécurisées.

Le Gouvernement doit, de son côté, poursuivre ce combat en procédant à une amélioration des conditions de vie et d’exercice de ces personnels.

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