Paquet pouvoir d’achat » : Quand le Gouvernement préfère détricoter le droit du travail plutôt que de taxer les superprofits

Le 2 août, avec mes collègues du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain, nous nous sommes logiquement opposés à un budget rectificatif problématique sur les aspects fiscaux, sociaux et démocratiques.

Attisée par le contexte international et la crise inflationniste, la baisse du pouvoir d’achat est une préoccupation majeure chez les Français. Avec le projet de loi sur le pouvoir d’achat et le projet de loi de finances rectificative (PLFR), le Gouvernement n’apporte qu’une réponse timide aux inquiétudes croissantes des Français. Pour trouver une majorité, le Gouvernement s’est allié avec la droite sénatoriale pour :

–       Détricoter le droit du travail : « Prime Macron », monétisation des RTT… Plutôt que de s’attaquer à la question cruciale de l’augmentation des salaires en France, le Gouvernement et la droite persistent à fragiliser les droits des salariés, mais aussi le financement de notre système de protection sociale. La remise en cause des 35 heures démontre une grave méconnaissance du marché du travail, quelques semaines avant l’ouverture de discussions avec les partenaires sociaux.

–       Ne pas faire contribuer les plus aisés : Le refus de procéder à un rééquilibrage fiscal malgré la situation économique et sociale de notre pays est inacceptable : en attestent le refus de la mise en place d’un ISF climatique ou d’une contribution sur les hauts revenus mais surtout le rejet catégorique d’une taxation sur les surprofits des multinationales de l’énergie et des transports.

–       Fragiliser l’audiovisuel public : La suppression de la redevance télévisuelle, sans alternative juste, crédible et pérenne, remet en cause l’indépendance de l’audiovisuel public et interroge quant à la qualité du débat public dans notre pays.

A cela s’ajoute l’absence d’une quelconque ambition sociale et écologique en matière de crédits budgétaires. Le déficit public file, mais sans infléchissement de la politique libérale du Gouvernement.

Il faut néanmoins noter les avancées obtenues, avec le soutien de notre groupe, pour le financement des collectivités territoriales. En s’appuyant sur l’accord obtenu à l’initiative des socialistes à l’Assemblée nationale, nous avons voté des mesures de financement plus larges afin de répondre aux besoins financiers des communes. C’est le seul point positif important issu de la discussion du PLFR au Sénat.

Particulièrement mobilisé sur ce projet de loi, malgré les heures tardives d’examen de certains articles, j’ai proposé plusieurs amendements :

  •        la revalorisation du titre-restaurant à hauteur de l’inflation des produits alimentaires et des cartes des restaurants,
  •        l’instauration obligatoire d’un forfait mobilités durables pour inciter et faciliter le recours aux mobilités propres,
  •        le rehaussement de la dotation particulière pour les élus locaux (DPEL) et l’élargissement à l’ensemble des communes de moins de 1 000 habitants (adopté),
  •       l’indexation du chèque énergie sur les tarifs réglementés de l’électricité,
  •        l’augmentation des crédits budgétaires consacrés à la rénovation énergétique.

Retrouvez ci-dessous et au lien suivant l’ensemble de mes interventions sur le projet de loi de finances rectificative

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