Opposés sur l’échiquier politique, mais réunis sur l’essentiel, nous demandons à Gaël Perdriau de se démettre de ses mandats

Représentants de partis politiques et parlementaires siégeant dans différents groupes au niveau national, nous avons aujourd’hui tenu à parler d’une même voix sur l’affaire qui agite Saint-Étienne depuis cet été, et qui abîme tant l’image de notre territoire que celle de notre démocratie.

Nous avons publié un communiqué demandant à Gaël Perdriau de se démettre de ses mandats électifs, au regard des propos et des méthodes qu’il a employées à l’encontre de son 1er adjoint (et qu’il n’a jamais démentis). Sans nous prononcer sur le plan pénal, il nous semblait fondamental de le rappeler à sa responsabilité politique.

« Nous sommes opposés sur l’échiquier politique national, adversaires lors des scrutins divers et nous le serons encore demain, lors de futures échéances.

Mais aujourd’hui, c’est d’une seule voix que nous voulons adresser un message aux Stéphanois, aux Ligériens, comme à Madame la Préfète de la Loire et au Gouvernement, à propos de la situation ubuesque que traversent la ville de Saint-Étienne et son agglomération depuis plus d’un mois.

Avec les enregistrements publiés par Mediapart, nous avons pu entendre les phrases prononcées par Gaël Perdriau et son directeur de cabinet à l’encontre de Gilles Artigues dans le huis clos du bureau du Maire.

Les mots sonnent comme autant d’humiliations et de chantages. Comment oublier les mots du directeur de cabinet qui visaient les enfants de Gilles Artigues ? Comment oublier les termes « exécution », « il est mort » employés par Gaël Perdriau ?

Nous n’acceptons pas que la politique soit abîmée par de telles méthodes, laissant entrevoir que ces pratiques seraient courantes. Nous refusons de cautionner une telle dérive dans l’une ou l’autre de nos collectivités territoriales.

S’agissant de Pierre Gauttieri, nous n’acceptons pas que celui-ci puisse toujours bénéficier de l’argent des contribuables des communes de Saint-Etienne Métropole.

Nous demandons donc avec insistance que soit requalifié le motif du licenciement : il ne s’agit pas d’une « perte de confiance » mais d’une « faute grave » ! Son directeur de cabinet ayant reconnu ses propos tenus dans l’enregistrement de Médiapart, la faute est avérée.

Gaël Perdriau ne peut demeurer en responsabilité comme si de rien n’était en se réfugiant derrière la présomption d’innocence. Si celle-ci vaut pour une procédure pénale en cours, elle ne peut servir de soustraction à sa responsabilité politique.

Pour l’éthique et la morale, nous lui demandons, sans délai, de se démettre de ses mandats. Nous le lui demandons solennellement. »

https://www.francebleu.fr/infos/politique/chantage-a-la-mairie-de-saint-etienne-huit-responsables-politiques-ligeriens-demandent-le-depart-de-1665602224?fbclid=IwAR2nbZk_rHw170Qw5qLMzJYD4AJscjQPDYnFmiZglYaucuFhE4DbG4-oE-s

Régis Juanico, Génération.s
Johann Cesa, Parti socialiste
Lionel Boucher, UDI
Eric Berlivet, Horizons
Jean-Pierre Taite, Les Républicains
Bernard BONNE, sénateur de la Loire
Bernard FOURNIER, sénateur de la Loire
Jean-Claude TISSOT, sénateur de la Loire

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