Lutter contre l’illectronisme

Mercredi dernier, au Sénat, nous avons adopté une proposition de loi pour lutter contre l’illectronisme et permettre l’inclusion numérique.

Les principaux objectifs de cette proposition de loi sont :

  • détecter les publics en difficulté avec le numérique pour les aider en les formant et en les accompagnant,
  • faciliter l’accès aux services publics dont les procédures sont de plus en plus dématérialisées, 
  • créer un chèque « équipement numérique » à destination des ménages peu aisés ainsi qu’un fonds de lutte contre l’exclusion numérique.

Au nom du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain, ma collègue sénatrice Martine Filleul a préconisé d’envisager l’inclusion numérique comme un service public à part entière, structuré et organisé.

Si le développement du numérique offre des opportunités indéniables, il ne doit pas être la source de nouvelles inégalités ou accentuer les situations d’exclusion sociale. Le basculement vers le tout numérique de l’administration s’est traduit par la fermeture physique des services publics dans plusieurs territoires ce qui se révèle encore plus pénalisant pour une partie de nos concitoyens qui ne se trouvent pas en capacité d’utiliser Internet.

Un objectif prioritaire doit guider l’action des pouvoirs publics : l’amélioration du service rendu aux usagers, au moins le temps nécessaire jusqu’à ce que la transformation numérique des services publics soit totalement assimilée.

Un amendement de mon groupe, visant à faire bénéficier les professeurs et personnels d’éducation d’une formation initiale afin de les sensibiliser tant aux enjeux de l’inclusion numérique qu’à la lutte contre l’illectronisme, a été adopté.

Compte tenu de l’importance du sujet, mais avec des regrets sur la version finale du texte, le groupe Socialiste, Ecologiste et Républicain a voté en faveur de cette proposition de loi en réitérant néanmoins la nécessité de poursuivre l’identification des publics en difficulté numérique.

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