Les jeunes de plus en plus menacés par la pauvreté

La crise sanitaire actuelle frappe durement notre pays, son économie et nos concitoyens. Au premier rang desquels, les jeunes, dont une grande partie subissent déjà la précarité.

En France, un jeune de moins de 25 ans sur cinq vit en dessous du seuil de pauvreté, soit plus d’1,5 millions de jeunes français. Il s’agit également de la tranche d’âge dont le taux de pauvreté a le plus progressé ces dernières années, avec une hausse de près de 50 % depuis 2002.

La crise sanitaire a profondément amplifié ce triste constat. D’après un baromètre d’octobre 2020 réalisé par Prism’Emploi, la crise sanitaire et économique a entraîné une baisse des ressources pour 41 % des jeunes ce qui les a contraints à réduire leur niveau de vie (pour 34 % d’entre eux) et à compter sur les aides de leur famille (23 %) ou de l’État (18 %). Les ambitions professionnelles ont, elles aussi, été revues à la baisse : un jeune sur deux a modifié ses projets, oubliant l’idée de décrocher un CDI, changeant de secteur, voire de métier.

Pourtant, les jeunes restent les parents pauvres des bénéficiaires des mesures de solidarité en étant exclus des principaux dispositifs de lutte contre la pauvreté, notamment le revenu de solidarité active (RSA).

Concevoir que la République écarte et délaisse une partie non-négligeable de sa jeunesse est insupportable. Une réponse doit être proposée et rapidement mise en place.

Ainsi, au sein du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain, nous travaillons activement sur cette thématique, à l’initiative de mon collègue Rémi Cardon, afin de fournir des réponses concrètes dans les semaines à venir.

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