Le Gouvernement et la droite sénatoriale refusent de répondre à l’urgence sociale des jeunes de moins de 25 ans

Mercredi dernier, nous avons examiné la proposition de loi relative aux droits nouveaux dès dix-huit ans. Ce texte, proposé à l’initiative de mon collègue Rémi Cardon, était issu de nombreuses concertations avec les organisations représentatives de la jeunesse afin de répondre concrètement aux nombreuses difficultés rencontrées par les plus jeunes d’entre-nous.

Un jeune de moins de 25 ans sur cinq vit en dessous du seuil de pauvreté ce qui représente 1,5 millions de jeunes. Pour faire face à cette situation dramatique, les dispositifs existants ne sont ni adaptés ni suffisants tout comme les annonces du Gouvernement.

Notre proposition de loi proposait une réponse immédiate à l’urgence en dotant les jeunes d’un revenu minimum via l’extension du RSA aux moins de 25 ans. Cette mesure a l’avantage d’être simple et rapide à mettre en place en mobilisant les outils et les acteurs existants.

La proposition de loi socialiste se voulait également la première pierre d’un dispositif universel pour conduire les jeunes à l’autonomie et à l’émancipation. Elle s’inscrivait dans une perspective plus large et plus structurelle que constituent le projet d’Aide individuelle à l’émancipation (AILE(s)) qui sera débattue à l’Assemblée nationale en février prochain et l’expérimentation du revenu de base attendue par les départements de gauche.

En rejetant ce texte, la majorité sénatoriale et le Gouvernement ont refusé d’apporter une réponse rapide et efficace à la situation d’extrême précarité que connaissent de plus en plus de jeunes Français.

Avec mes collègues du groupe Socialiste, Ecologiste et Républicain, nous regrettons profondément le rejet du texte par le Sénat qui intervient sans aucune proposition alternative. Ce rejet pur et simple sonne comme une gifle aux milliers de jeunes français qui doivent faire face à la crise sociale et économique qui les frappe particulièrement durement.

Ainsi, je vous invite à signer la pétition « Pour une considération des étudiant.e.s » afin de demander au Gouvernement plus de considération pour la question universitaire ainsi qu’un vrai dialogue sur les sujets qui touchent l’ensemble de notre jeunesse : https://www.change.org/p/pour-une-consid%C3%A9ration-des-%C3%A9tudiant-e-s-etudiantsfantomes-derniersd%C3%A9confin%C3%A9s?redirect=false

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