Rencontre avec Jean-Charles Cizeron, le PDG de Cizeron Bio à La Gimond

Ce vendredi matin, j’ai visité l’entreprise Cizeron Bio située à La Gimond en compagnie de Jean-Charles Cizeron, président-directeur-général, Sylvain Boute, coordinateur du développement et Pascal Gonon, maire de la commune qui m’avait sollicité pour cette visite.

Jean-Charles Cizeron nous a présenté l’entreprise dans son contexte territorial, économique et social. Il a tenu à rappeler que l’entreprise avait un ancrage local fort et que les partenariats avec les autres acteurs agricoles, industriels et de services n’étaient possibles que s’ils s’appuyaient sur une relation de confiance réciproque gagnant/gagnant.

L’aventure de la famille Cizeron démarre en 1763 avec la création de la meunerie au sein du moulin de la Gimond. Cinq générations plus tard, la diversification est amorcée par le lancement de la fabrication d’aliments pour animaux.

Dès 1973, Bernadette et André Cizeron s’oriente immédiatement sur le Bio pour répondre à une demande locale émergente. A l’époque, c’était déjà des précurseurs.  Comme me l’a expliqué Jean-Charles Cizeron : « Mon père André s’est tourné vers le bio à la fois pour des raisons éthiques et économiques. Le premier marché de producteurs a été créé près de chez nous à Grézieux-la-Varenne. Au moulin, il écrasait à la meule de pierre du blé pour en faire de la farine et vendait l’enveloppe du grain aux éleveurs de chèvre, des soixante-huitards qui s’étaient établis dans les monts du Lyonnais. »

De cinquante tonnes par an, la production d’aliments pour animaux monte jusqu’à 3000 tonnes par mois aujourd’hui. En 2017, Cizeron Bio investit dans un nouvel outil de production, fruit de deux années de recherche et développement afin de valoriser au maximum la protéine végétale.

Jean-Charles Cizeron préfère la qualité à la quantité en adaptant les transformations de la matière protéine en fonction des exigences de l’animal et de l’éleveur. Son souci quotidien est l’amélioration des performances technico-économiques plutôt que de maximiser des ventes en volume. Je soutiens fortement cette démarche globale qui lie l’agriculture avec l’alimentation et la santé. J’ai pu évoquer mon intervention sur la création de paiements pour services environnementaux rendus par les agriculteurs.

Lors de la visite de l’usine, j’ai pu prendre conscience de la technicité et de la technologie qui se cachent derrière des granulés à priori anodins mais qui sont issus d’une unité de fabrication ultra moderne avec une traçabilité remarquable permettant des résultats novateurs.

 

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