Avancée historique pour les bibliothèques et le développement de la lecture publique grâce à la proposition de loi socialiste de la sénatrice Sylvie Robert

Mercredi 9 juin, lors de l’espace parlementaire réservé au groupe Socialiste, Ecologiste et Républicain du Sénat, nous avons examiné la proposition de loi relative aux bibliothèques et au développement de la lecture publique, déposée par ma collègue sénatrice Sylvie Robert.

Avec plus de 16 000 établissements répartis sur l’ensemble du territoire, les bibliothèques constituent le lieu culturel de référence pour les Françaises et les Français. Pourtant, ces structures n’ont aucun cadre législatif et les bibliothécaires ne sont pas suffisamment reconnus et protégés.

Ainsi, cette proposition de loi, unanimement saluée par les associations de bibliothécaires, a pour objectifs de :

–       définir les fondements et les missions des bibliothèques,

–       consacrer la liberté et la gratuité d’accès aux bibliothèques territoriales,

–       affirmer le principe de pluralisme des collections des bibliothèques,

–       renforcer la politique de lecture publique.

Pour l’auteure de ce texte, Sylvie Robert, cette proposition de loi répond à deux enjeux fondamentaux : « Ancrer profondément les bibliothèques dans notre droit et conforter leur lien avec les collectivités territoriales dans le plein respect de leur liberté de gestion d’une part, et renforcer les politiques publiques en matière de lecture publique d’autre part. »

Lors de l’examen de la proposition de loi, je suis intervenu pour saluer ce texte et rappeler le rôle d’inclusion sociale des bibliothèques dans tous les territoires, ruraux et urbains. Ces valeurs d’inclusion et de cohésion sont au cœur des missions et de l’engagement des bibliothécaires :

–       conseil littéraire et aide pour la recherche,

–       accueil et travail avec les écoles,

–       accompagnement des publics « éloignés de la culture » en partenariat avec des centres sociaux, des prisons ou des hôpitaux,

–       soutien informatique auprès des personnes souffrant d’illectronisme.

L’adoption à l’unanimité de cette proposition de loi est un grand pas en faveur de la démocratisation de la lecture et de ses pratiques associées, et doit permettre de mieux soutenir les bibliothèques. Nous espérons que ce texte sera rapidement inscrit et adopté à l’Assemblée nationale, comme s’y est engagée la ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, au Sénat.

L’intégralité de mon intervention :

Tout d’abord, je tiens à saluer l’engagement et le travail de ma collègue sénatrice, Sylvie Robert, sur cette proposition de loi qui vient enfin définir précisément les missions des bibliothèques publiques tout en les accompagnant vers un développement futur.

Ce texte, unanimement salué par les principales associations de bibliothécaires, porte dès son article 2, une notion majeure en inscrivant le principe de liberté d’accès aux bibliothèques municipales et intercommunales dans la loi.

N’oublions pas ce rôle d’inclusion sociale qu’ont les bibliothèques, dès le plus jeune âge dans tous les territoires, ruraux comme urbains. Ainsi, définir la liberté d’accès, accompagnée par la gratuité d’accès à l’article 3, c’est réellement permettre une égale accessibilité à tous pour ces lieux de culture et de savoir.

L’inclusion sociale est une des missions quotidiennes des bibliothécaires. Conseiller un livre, accompagner un élève dans ses recherches, aider à écrire un courriel ou à se connecter à un site de service public… Mais aussi accueillir et travailler avec les écoles, participer à des programmes auprès des publics dits éloignés de la culture, en partenariat avec les centres sociaux, les prisons, les hôpitaux…

OUI les bibliothèques participent activement aux politiques d’inclusion sociale et de cohésion au sein de notre pays, et au sein de notre République.

Malgré l’importance de ces équipements culturels, nous pouvons nous étonner du manque du considération du Gouvernement, notamment dans la non-prise en compte des bibliothécaires dans les publics prioritaires à la vaccination au mois de mai dernier.

Cette proposition de loi, débattue aujourd’hui dans la Chambre haute, est donc la bienvenue pour ce secteur, et elle devra rapidement poursuivre sa procédure législative à l’Assemblée nationale.

Fort des principes défendues dans cette proposition de loi, je ne peux, chers collègues, que vous invitez à voter cet article ainsi que l’intégralité du texte.

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