Audition de la directrice générale d’Engie

Ce mercredi 3 mars, nous avons auditionné, au sein de la commission des affaires économiques du Sénat, la nouvelle directrice générale d’Engie, Catherine MacGregor.

En cette période particulièrement bouleversée pour le secteur énergétique français, le Groupe Engie procède également à une profonde réorganisation de ses services et de son activité.

Après avoir cédé les parts détenues dans le capital du groupe Suez, la nouvelle direction d’Engie conduit une réflexion sur un potentiel démantèlement de ce groupe historique en deux entités. La première regrouperait les infrastructures et les énergies renouvelables tandis que la seconde rassemblerait des métiers comme le génie électrique, la gestion de bâtiments ou de lieux publics.

Cette deuxième entité, regroupant plus de 74 000 salariés, aurait pour vocation d’être vendue ou d’être introduite en bourse. Les chiffres annoncés font état de 100 000 salariés sur les 150 000 qui devraient quitter le groupe ENGIE à moyen terme.

Afin de préparer cette audition, nous avons organisé un moment d’échanges, au sein du groupe Socialiste, Ecologiste et Républicain, avec les représentants syndicaux du groupe Engie. Ces derniers nous ont fait part de leurs grandes inquiétudes face à ce projet basé sur des logiques purement financières.

Ainsi, lors de mon intervention, j’ai demandé à la directrice d’Engie des clarifications sur les intentions de la direction d’Engie pour l’ensemble des salariés du groupe dans cette réorganisation majeure.

Je l’ai également interrogée sur la position de la France, dont le groupe Engie, au sein du développement d’une « Europe de l’énergie » qui se fait bien trop attendre, ainsi que sur les relations de son groupe avec EDF depuis l’annonce de la cession de sa filiale ENDEL qui assure la maintenance industrielle dans les centrales nucléaires françaises.

L’intégralité de mon intervention :

A propos de “L’Europe de l’énergie”, qui au même titre que « l’Europe sociale », tarde malheureusement à se mettre en place.

Ce retard représente un véritable frein à la souveraineté énergétique européenne et au chemin que devrait emprunter l’Union européenne et la France pour être les leaders de la transition énergétique.

Aujourd’hui, nous avons des énergéticiens puissants dans chaque pays européen : Enel en Italie, Iberdrola en Espagne ou encore RWE en Allemagne. Toutefois, la concertation entre ces acteurs est souvent délaissée par rapport aux logiques concurrentielles.

Selon vous, quelle rôle devrait jouer la France pour permettre cette « Europe de l’énergie » et en être un acteur puissant ? Et comment Engie peut-il participer à ce cheminement ?

Deuxième question, vous nous avez fait un brillant exposé à ce sujet là : avec deux entités qui vont apparaître issue d’Engie. Une des deux parties regrouperait plus de 74 000 salariés et aurait pour vocation d’être vendue ou d’être introduite en bourse.

Les chiffres annoncés parlent de près de 100 000 salariés sur les 150 000 qui devraient quitter le groupe ENGIE à moyen terme.

Ces annonces inquiètent particulièrement les organisations syndicales et les salariés du groupe. Concrètement, quelles sont vos intentions pour l’ensemble des salariés du groupe Engie dans cette réorganisation majeure ?

Enfin, le groupe ENGIE a annoncé la mise en vente de sa filiale ENDEL, spécialisée dans la maintenance industrielle notamment dans les centrales nucléaires du groupe EDF. Pourriez-vous nous dire où en est la cession de ce prestataire intervenant dans les centrales nucléaires françaises ? Et préciser vos relations avec le groupe EDF ?

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