Agrivoltaïsme : Un développement prudent et encadré

Alors qu’une proposition de loi en faveur du développement de l’agrivoltaïsme sera prochainement débattue au Sénat, et que le Gouvernement semble vouloir inclure cette thématique dans son projet de loi sur les énergies renouvelables, il est nécessaire de retrouver une approche raisonnée sur ce sujet qui relie le monde agricole et la production énergétique.

En cette période où les enjeux d’approvisionnement énergétique occupent logiquement le cœur des débats, les propositions se multiplient pour permettre et favoriser le développement des différentes sources d’énergie.

Tout en souhaitant le développement des énergies renouvelables, dont l’agrivoltaïsme, il est nécessaire de rappeler les risques importants de détournement de la vocation agricole des terres et d’artificialisation de notre environnement.

Comme j’avais pu l’exprimer en début d’année lors de l’examen d’une résolution sur l’agrivoltaïsme, la production agricole doit rester la source principale de revenus des agriculteurs.

En effet, l’agrivoltaïsme et les centrales photovoltaïques sur les terres agricoles ont un impact majeur sur les prix et la disponibilité du foncier, en contradiction directe avec l’installation de nouveaux agriculteurs pour assurer le renouvellement des générations. La monopolisation des terres par les grands groupes et les risques de conflit d’usage sont aussi particulièrement inquiétants.

La diversification des revenus est souhaitable dès lors qu’elle est mesurée et contrôlée.

Ainsi, pour permettre un développement juste et raisonné de l’agrivoltaïsme, il est nécessaire de définir un cadre précis et des garde-fous, afin de préserver les terres agricoles tout en participant à la production d’énergie renouvelable.

Dans les semaines parlementaires à venir, que ce soit sur la proposition de loi du groupe sénatoriale Les Indépendants, ou sur le projet de loi gouvernemental sur le développement des énergies renouvelables, je serai vigilant pour que certaines lignes rouges ne soient pas franchies au détriment de l’agriculture.

Facebook