Visite du site minier des Bois Noirs Limouzat

La gestion de l’après-mine du site des Bois Noirs et la stratégie de réaménagement par la société Orano est un sujet local sur lequel je suis particulièrement vigilant depuis de nombreuses années.

Construite en 1960, la digue des Bois Noirs servait à stocker les résidus d’exploitation du site de la mine d’uranium des Bois Noirs Limouzat, définitivement fermé en 1980. Aujourd’hui propriété d’Orano, ce barrage fait l’objet de nombreux débats sur sa gestion et l’impact environnemental des résidus radioactifs qu’il retient.

Dès mon élection en tant que sénateur, j’ai été alerté par le « Collectif Bois Noirs » sur les risques potentiels relatifs au traitement des déchets et sur le réaménagement global de ce site. Ainsi, j’ai sollicité à de nombreuses reprises les différents ministres de l’environnement et de la transition écologique à ce sujet. Leur réponse fut la promesse d’une réforme du code minier, révision qui semble être tombée aux oubliettes.

Le 23 mars 2019, j’ai auditionné Philippe Knoche, directeur général d’Orano, qui m’a invité à venir visiter le site et les travaux réalisés pour le réaménagement.

Retardée par le contexte sanitaire, la visite fut intéressante aux côtés de mes collègues parlementaires, Bénédicte Peyrol et Nathalie Sarles, du président de la communauté de communes du pays d’Urfé et maire de Chérier, Charles Labouré, du directeur de la communauté de communes du pays d’Urfé, Emmanuel Avrard, de la maire de Chausseterre, Lorraine Roux, et du maire de Saint-Priest-la-Prugne, Dominique Cazorla.

Après la présentation du site et de son historique, Nadine Himeur, chef de projet de l’après-mine, nous a détaillé les travaux réalisés pour le traitement des eaux et l’aménagement du grand bassin ainsi que les mesures de surveillance et de sécurité réalisées sur les infrastructures. Par exemple, la digue d’une hauteur de 42 mètres fait l’objet, chaque année, d’une visite technique approfondie et d’un rapport de surveillance. Des ouvrages annexes sont également présents pour assurer le fonctionnement hydraulique du site et du stockage.

Réalisée en 2019, la modernisation de la station d’épuration, dorénavant classée IPCE (Installation Classée pour la Protection de l’Environnement), a également permis d’améliorer la sécurité environnementale du site.

Je salue les travaux engagés ces dernières années pour assurer le réaménagement du site des Bois Noirs.

Toutefois, je me suis étonné que la maintenance et la surveillance du site soient confiées à un sous-traitant. L’incident de l’usine Lubrizol a démontré la difficulté à définir les responsabilités lorsque des sous-traitants interviennent sur la sécurité des infrastructures. Devant l’importance de ce suivi, il semble indispensable que l’exploitant Orano assure par lui-même cette mission.

Il reste également un sujet majeur sur lequel je serai particulièrement attentif : la nécessité de mettre en place une étude hydrogéologique dans les plus brefs délais.

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