Tribune « Retour des néonicotinoïdes : un reniement empoisonné qui déshonore la France »

La tribune « Retour des néonicotinoïdes : un reniement empoisonné qui déshonore la France », signée par plus de 150 personnalités politiques, alerte sur la réautorisation des néonicotinoïdes et d’autres insecticides jusqu’en 2023.

Décidée en plein cœur de l’été, une première dérogation visait à répondre aux repercussions du virus de la jaunisse de la betterave, transmise par des pucerons, qui se développe principalement sur les cultures betteravières.

Le projet de loi, présenté en Conseil des ministres le 3 septembre dernier, autorise jusqu’en 2023 des dérogations à l’interdiction d’utiliser des insecticides néonicotinoïdes. Un arrêté des ministres chargés de l’agriculture et de l’environnement accordera chaque dérogation concernant un néonicotinoïde.

Sur ce sujet, la France avait pourtant été le premier pays au monde à interdire les néonicotinoïdes par la loi de 2016 sur la biodiversité. En 2018, l’Europe avait suivi la décision française en mettant fin à de nombreuses autorisations sur des produits phytopharmaceutiques.

Des solutions alternatives existent pourtant, plus respectueuses des agricultrices et agriculteurs et de leur santé, du vivant, des terroirs et de l’environnement, basées sur la préservation des écosystèmes. Il eût été plus judicieux de mobiliser la recherche publique pour développer ces techniques.

Le 5 octobre prochain, l’Assemblée nationale examinera le projet de loi relatif aux conditions de mise sur le marché de certains produits phytopharmaceutiques en cas de danger sanitaire. 

Le texte suivra rapidement au Sénat où je ferai part de mon opposition.

Lien de la tribune : https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/09/23/la-reautorisation-des-neonicotinoides-en-france-constituerait-un-recul-democratique-majeur_6053238_3232.html

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