Stop aux exportations massives de grumes vers l’Asie

Lors du mois de juillet 2021, les exportations de bois français en direction de la Chine ont atteint des tristes records : 47 181 mètres cubes de grumes de chêne, 79 422 mètres cubes de grumes de résineux, 5 931 mètres cubes de grumes de hêtre.

L’appellation « grume » est la dénomination qui recouvre les troncs coupés, ébranchés et encore pourvus de leur écorce. Il s’agit donc de bois bruts qui partent directement des forêts françaises par containers pour la Chine.

Un chêne sur trois récoltés part en Chine sans aucune transformation, ni valeur ajoutée sur le territoire de l’Union européenne.

Ces exportations massives sont une aberration économique, car les scieries françaises se retrouvent en manque d’approvisionnement et ne peuvent pas combler la demande nationale qui est en pleine croissance.

L’export et le transport des grumes de bois en Chine ont également des conséquences concrètes pour l’environnement, en annulant le bénéfice de la captation de carbone par le bois. Ainsi, l’ensemble du travail sylvicole de plusieurs générations de forestiers est gaspillé pour des raisons purement économiques.

Alors que le Sénat a déjà encadré l’exportation de grumes aux seules personnes qualifiées lors de l’examen du projet de loi Climat et résilience, il est temps que le Gouvernement concrétise les engagements pris auprès des acteurs de la filière forêt et bois au mois de juillet dernier : mesures de sauvegarde des ressources forestières et soutien financier de la filière forêt et bois.

Alerté par la Fédération nationale du bois sur cette aberration écologique et économique, j’ai apporté mon soutien en signant le plaidoyer des partenaires sociaux de la filière forêt et bois contre l’exportation massive des grumes.

Je vous invite également à le signer au lien suivant : https://cutt.ly/Soutien_au_plaidoyer

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