Nœud Ferroviaire Lyonnais : contribution commune

Communiqué commun avec Régis Juanico, député de la Loire :

Alors que la Commission nationale du Débat public relative aux travaux de résorption du Nœud Ferroviaire Lyonnais (NFL) doit faire étape ce mercredi 12 juin à Saint-Etienne, des parlementaires de la Loire, du Rhône et de l’Ain viennent de déposer une contribution écrite, dite « cahier d’acteurs ».

Ainsi, le Député de la Loire Régis JUANICO et les Sénateurs Gilbert-Luc DEVINAZ (Rhône), Annie GUILLEMOT (Rhône), Jean-Claude TISSOT (Loire) et Rachel MAZUIR (Ain) ont souhaité réaffirmer leur engagement autour du sujet du NFL, dans un contexte d’abandon du projet d’A45.

Alors que la réunion stéphanoise aura pour thème les liaisons entre les métropoles régionales, il s’agit désormais de concevoir des modalités concrètes d’amélioration rapide et durable des liaisons quotidiennes entre ces territoires, dans un cadre de réflexion à la hauteur des enjeux de mobilité du 21ème siècle. Le train fait naturellement partie des solutions.

Les parlementaires défendent l’émergence d’un « troisième scénario », celui de la montée en puissance de la Gare de Saint-Exupéry, via la réalisation du Contournement Ferroviaire de l’Agglomération Lyonnaise (CFAL). Les scénarios 1 et 2 visent à la création de deux voies supplémentaires dans la traversée de Lyon, soit en surface le long des voies déjà existantes (scénario 1), soit en souterrain avec la création d’une nouvelle gare (scénario 2) à Part-Dieu.

Aujourd’hui, le temps de parcours entre le Sud de la Loire et Lyon est directement dépendant des conditions d’accès à la gare de la Part-Dieu. Ainsi, le seul moyen de réduire, ou a minima, de sécuriser le temps de parcours, est de résoudre les contraintes d’exploitation en entrée de la Part-Dieu. Si la possibilité de faire arriver des trains depuis Saint-Etienne directement à la gare de Jean Macé, souvent évoquée, mérite d’être approfondie, une solution plus globale pourrait consister en la dissociation des flux nationaux et internationaux des flux régionaux.

La réalisation du CFAL représente à cet égard une étape décisive pour détourner une partie du fret national qui, aujourd’hui, faute d’alternative, passe sur le tronçon ferroviaire le plus chargé. Avec cette réalisation, outre l’amélioration potentielle du temps de parcours entre Saint-Etienne et Lyon et l’augmentation du nombre de trains pouvant circuler sur l’axe, par la libération de sillons tant convoités pour les liaisons régionales, s’ouvrirait également la possibilité de créer une liaison directe entre le Sud Loire et l’aéroport de Saint-Exupéry.

Le CFAL, dans son tracé Sud, pourrait donc  potentiellement permettre de faire de la gare de Saint-Exupéry, aujourd’hui largement sous-exploitée, la troisième grande gare lyonnaise, désengorgeant par la même occasion les deux autres et le NFL. Elle pourrait constituer également une porte d’entrée pour le trafic issu de l’Isère ou de l’Ain. Le développement des trains Ouigo serait ainsi en capacité, à terme, de supporter des liaisons nationales de type Marseille / Paris sans passer par le centre de Lyon.

Il reviendra aux décideurs politiques de trancher entre des solutions parfois contradictoires où le « en même temps » ne sera pas tenable. Par ailleurs, il faudra être en capacité de trancher vite : le qualificatif de « long terme » adossé au NFL ne saurait justifier le report de décisions attendues depuis déjà trop longtemps. Surtout, les enjeux des mobilités évoluent plus vite que le calendrier technocratique.

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