Ma rencontre avec le SAMEAD

Ce vendredi 12 avril, j’avais rendez-vous avec l’association du Service d’Aide Multi-professionnelle pour Enfants et Adolescents en Difficulté (SAMEAD) avec Gilbert Duperray-Millaud, président de l’association, Dr Devaux vice-président, Xavier Thimonier trésorier, Dr Roland Muzelle, médecin coordinateur et Isabelle Brescancin, infirmière coordinatrice.

Je connais bien cette association pour avoir travaillé en collaboration avec elle lorsque j’étais président de la communauté de communes de Balbigny. Et en particulier son président, ancien maire de Pradines.

En 2011, cette association a mis en oeuvre un dispositif unique en son genre en France en partant d’un double-constat : d’une part, les difficultés rencontrées par les médecins de ville à adresser les enfants et adolescents ayant un trouble de santé mentale, et de l’autre, l’engorgement des services hospitaliers confrontés à une très forte demande pour des troubles psychopathologiques ne relevant pas d’un service de niveau 2.

Face aux délais d’attente parfois long des centres médico-psychologiques (CMP), des centres médico-psycho-pédagogiques (CMPP) et des centres d’action médico-sociale précoce (CAMSP), le dispositif SAMEAD permet une première évaluation des troubles de santé mentale chez les enfants âgés de 4 à 17 ans et offre la possibilité de prise en charge gratuite des consultations.

Située dans une zone de 20 à 30 km autour de l’agglomération roannaise marquée par une forte diminution de l’offre de soins, notamment des pédopsychiatres et des psychiatres, l’association s’est développée en élargissant la couverture de son dispositif de 11 à 44 communes pour une population d’environ 36 000 habitants dont 6 000 enfants.

Aujourd’hui, le dispositif SAMAED est parfaitement intégré dans le territoire ligérien depuis la création d’un parcours de soins de proximité avec les pédopsychiatres des Centres Hospitalier de Roanne et du Forez. Il collabore avec une trentaine de médecins de ville et va intégrer la communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS). Le dispositif SAMAED poursuit son développement structurel et a engagé les démarches nécessaires pour devenir groupement de coopération sociale et médico-sociale (GCSMS).

8 ans après, ce dispositif a fait ses preuves sur le territoire en répondant aux besoins des patients (497 en 2017) mais il souffre aujourd’hui d’un manque de moyens financiers qui ne permet pas d’optimiser la prise en charge. A l’occasion de notre réunion, je me suis engagé à les soutenir dans les demandes d’aide de financement qu’ils formuleront au ministère de la Santé.

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