Loi EGALIM : ne pas attendre pour améliorer les revenus des producteurs

Ce mercredi 6 février 2019, la commission des affaires économiques du Sénat a poursuivi ses travaux sur les effets de la loi Egalim sur les négociations commerciales. Depuis le 1er février, la hausse du seuil de revente à perte (SRP) qui était l’une des mesures phares de la loi Alimentation est entrée en vigueur. L’objectif de cette mesure est de mieux rémunérer les producteurs en diminuant la pression sur les prix et en imposant aux distributeurs d’augmenter leur marge.

Actuellement, pour compenser leur faible marge sur les produits les plus populaires, les distributeurs font pression sur l’ensemble des industriels pour compenser leur manque à gagner. Ainsi, ces produits ont vu une augmentation de leur prix au 1er février. Selon les chiffres de l’UFC Que choisir, cette hausse des prix pourrait s’élever entre 0,7 et 2%. Mais le gouvernement n’a prévu aucune obligation de faire ruisseler les marges dégagées vers les producteurs. Nous pouvons craindre que les distributeurs ne s’accaparent les bénéfices dégagés grâce à cette mesure.

Pour toutes ces raisons, je suis intervenu à cette audition, pour demander aux principaux responsables des négociations commerciales de respecter les objectifs de la loi Egalim. Il est, pour moi, essentiel de partir des coûts de production de l’agriculteur car rien aujourd’hui ne contraint le distributeur à les rémunérer au juste prix. Les répercussions positives de la hausse du SRP ne doivent pas se faire attendre car de nombreux paysans ont souffert et souffrent encore aujourd’hui de cette guerre des prix.

Je vous propose de retrouver ma question et la réponse de M. Dominique Amirault, président de la Fédération des Entreprises et Entrepreneurs de France.

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