Liaison Saint-Etienne-Lyon : les alternatives à l’A45 se dessinent !

Une nouvelle réunion du comité de pilotage relatif à l’amélioration de la mobilité entre Saint-Etienne et Lyon s’est tenue ce jour à Lyon, sous l’égide du Préfet de Région, Pascal Mailhos.

De nombreux élus locaux et parlementaires de la Loire et du Rhône étaient présents, y compris pour la première fois, un représentant du Conseil Départemental de la Loire, le vice-président aux transports Jérémie Lacroix, même si nous regrettons, une fois de plus, l’absence du Président de Saint-Etienne Métropole et du Président de la Région à cette instance stratégique pour l’avenir de notre territoire.

Alors que l’abandon de l’A45 a été confirmée par le Gouvernement et le vote récent de la loi d’orientation des mobilités dans laquelle ce projet ne figure pas, il convient désormais d’établir un scénario complet et rapide pour l’amélioration concrète et effective de la liaison Saint-Etienne / Lyon.

Un bouquet de solutions multimodales a été acté cet après-midi, parmi lesquelles :

  • La résorption du « nœud de Ternay », avec le lancement officiel ce jour de l’étude sur un nouveau franchissement du Rhône : au moins 6 variantes vont être examinées avec un choix fin 2021 (soit un second pont de franchissement du Rhône à Givors au Nord ou au Sud de l’existant, soit un ouvrage accolé à l’ouvrage actuel à 2×3 ou 2×4 voies) avec une mise en service entre 2025 et 2030
  • L’incitation au report modal : création de nouveaux « pôles d’échanges multimodaux » dont un est à l’étude à Terrenoire, un autre à La Grand Croix, et le renforcement des parkings relais existants, notamment à Saint-Etienne Chateaucreux ;
  • L’amélioration des échangeurs sur l’A47 : Sardon, Madeleine, Grand Croix, Digonnière, entre 2020 et 2022 ;
  • La lutte contre l’autosolisme (1,07 passager / véhicule en moyenne sur le pont de Givors !) : création d’aires de covoiturage… ;
  • L’élargissement des bandes d’arrêt d’urgence sur l’A47 (2021-2024) et l’instauration d’un système de régulation dynamique de la vitesse dès 2020 ;
  • Les aménagements et améliorations de la RD 342 dite des « Montagnes russes » dans le cadre du programme de l’anneau des Sciences ;
  • La poursuite du programme de murs anti bruits sur la RN88 : 3 murs à Saint-Etienne et le Chambon-Feugerolles dès 2021 et sept autres murs en études
  • Le lancement des études pour augmenter la capacité des trains et le renforcement de la desserte ferroviaire avec des aménagements nécessaires pour des trains tous les ¼ d’heure entre St-Etienne et Lyon…

Nous avons par ailleurs rappelé que les conclusions du Débat Public sur la question du Nœud Ferroviaire Lyonnais (NFL) n’étaient pas satisfaisantes pour notre territoire et renvoyaient à des perspectives de long terme trop lointaines : nous avons souhaité voir intégrer certaines études dans le calendrier des alternatives à l’A45, en particulier celle du Contournement Ferroviaire de l’Agglomération Lyonnaise (CFAL) et celles pour la création d’une liaison ferrée directe entre Saint-Etienne et Saint-Exupéry.

Alors que l’Etat a confirmé son engagement financier au service des alternatives (à hauteur de plus de 400 millions d’euros), nous en appelons solennellement aux dirigeants des exécutifs locaux à en faire de même, aux côtés des collectivités rhodaniennes et lyonnaises, en sanctuarisant dès maintenant les investissements prévus pour l’A45 au profit des travaux à venir : ce serait un signe fort de bonne volonté et d’intelligence collective qui permettrait sans doute d’accélérer le calendrier prévu.

Pour en savoir plus :

https://acteursdeleconomie.latribune.fr/territoire/2019-12-03/transport-les-premieres-alternatives-se-concretisent-pour-l-a45-834554.html

https://www.leprogres.fr/edition-lyon-villeurbanne/2019/12/03/lyon-saint-etienne-un-nouveau-pont-attendu-apres-2024
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