Affaire Nactalis : mon interpellation du directeur de la communication du groupe pour plus de transparence

Ce mercredi 24 janvier, la commission des affaires économiques auditionnait Michel Nalet, directeur de la communication de Lactalis, suite au scandale de la gestion par le groupe de la commercialisation de laits infantiles infectés par des salmonelles. Plusieurs de mes collègues regrettaient que le président de Lactalis ne se soient pas présenté en personne pour cette audition, donnant ainsi l’impression que cet exercice destiné à améliorer la transparence sur cette affaire soit détourné en opération de communication. 

J’ai été pour ma part choqué par le manque de précision dans les propos tenus par le directeur de la communication, justifié par l’un des sénateurs LR au nom du « secret des affaires ». Sur des sujets aussi graves, il n’est pas supportable qu’un grand groupe puisse se soustraire à ses responsabilités ou à ses obligations de contrôle au seul motif qu’il est puissant économiquement et est soumis à la concurrence internationale…

 

Mon intervention en détail : 

Jean-Claude Tissot.- Vous dites que vous ne cachez rien. C’est la moindre des choses ! Ici, on fabrique la loi – une seule loi, qu’on soit riche ou pauvre. Je suis étonné que notre collègue accepte l’idée que l’on puisse interpréter la loi chacun à sa manière…

Vous travaillez avec des producteurs de lait qui sont inondés de contrôles et doivent rendre des comptes tous les matins. Et vous, collecteurs, vous vous arrogez le droit de ne pas en rendre ? Je souhaite que votre engagement soit très clair, que vos propos soient accessibles et disponibles. Je ne suis pas dans le passionnel. Mais vous avez un discours nébuleux ; vous devez vous engager devant nous, devant ceux qui travaillent avec vous. Vous devez respecter la loi, même si vous êtes plus riches que les autres.

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