Black Friday : Lutter contre les pratiques commerciales frauduleuses

Alors que les publicités pour le « Black Friday » envahissent déjà nos boîtes mails, j’ai interpellé le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, sur la nécessité de lutter contre les pratiques commerciales frauduleuses.

Dans un contexte de confinement, où nos petits commerces subissent de plein fouet la concurrence des géants du e-commerce, cette nécessité est plus vitale que jamais.

Adoptée en début d’année, la loi relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire a modifié le Code de la consommation pour faire reconnaitre comme trompeuses les pratiques commerciales qui ont pour objet « dans une publicité, de donner l’impression, par des opérations de promotion coordonnées à l’échelle nationale, que le consommateur bénéficie d’une réduction de prix comparable à celle des soldes ».

Ce dispositif a notamment été adopté pour lutter contre le Black Friday, considéré désormais comme une pratique commerciale trompeuse.Pourtant malgré la loi, tout semble continuer comme avant pour les grands opérateurs du commerce en ligne qui annoncent déjà la tenue de l’édition 2020 du Black Friday, le vendredi 27 novembre prochain.

Le 26 octobre dernier, le géant du commerce en ligne, Amazon a même lancé une opération commerciale baptisée « Black Friday avant l’heure ».

Malgré un retrait de cette campagne de communication, la plateforme de commerce ne semble pas disposée à retirer cet événement.

Non seulement le Black Friday est une distorsion de concurrence supplémentaire envers nos commerces de proximité, mais l’impact environnemental de ces grands événements commerciaux est malheureusement indéniable.

Alors que l’hypothèse d’un simple report d’une semaine a été évoqué dans un communiqué ministériel, le Gouvernement doit réagir, pour protéger les commerçants et l’environnement, en faisant simplement respecter la loi. C’est ce que je lui demande dans ma question écrite publiée ce jeudi 19 novembre au Journal Officiel.

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