Audition des experts du GIEC

Ce mercredi 30 juin, dans le cadre d’une audition ouverte de la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable, nous avons entendu des scientifiques du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC).

Ce groupe d’experts est composé de scientifiques délégués par les gouvernements des pays-membres pour produire régulièrement des rapports d’évaluation, afin d’établir un compte rendu des connaissances sur le dérèglement et les changements climatiques.

Avec les derniers événements météorologiques, nous avons pu constater que les répercussions du dérèglement climatique deviennent de plus en plus concrètes. 

Ainsi, l’objectif de cette audition était d’échanger sur les alternatives et les adaptations que nous devons entreprendre pour limiter nos émissions, et ainsi agir face au dérèglement climatique en respectant l’Accord de Paris adopté en 2015.

À cette occasion, j’ai souhaité aborder le rôle de l’agriculture en tant que secteur émetteur de gaz à effet de serre, mais aussi comme activité où les possibilités d’évolution sont nombreuses. Les agriculteurs sont souvent les premières victimes des intempéries et des évènements climatiques.

Ainsi, j’ai souhaité interpeller les experts sur la thématique des technologies, qui sont de plus en plus mises en avant comme des solutions miracles pour l’agriculture de demain :  Sont-elles réellement de nouvelles technologies ? Et de quels types sont-elles (mécanique, génétique, informatique) ?

Ces technologies joueront certainement un rôle dans l’évolution de notre modèle agricole, mais ce processus doit être pus global.

C’est la raison pour laquelle j’ai également demandé aux experts du GIEC, si des scénarios avaient été établis pour une instauration progressive de cette agriculture plus raisonnée et respectueuse de l’environnement.

Mon intervention

L’intégralité de mon intervention :

experts du GIEC

Merci Monsieur le Président,

A mon tour de vous remercier pour les présentations que vous nous avez faites.

Comme mon collègue vient de le dire, ici, il n’y a que des convaincus qui ont lu les rapports ou qui ont écouté vos propos.

J’ai bien compris que la réflexion doit être globale et j’en suis intimement convaincu. Mais je vais quand même aborder un sujet particulier, c’est l’agriculture et l’importance qu’elle a en tant que secteur émetteur de gaz à effet de serre.

Mais aussi, la question que nous devons nous poser ce jour, c’est comment aider les agriculteurs et les éleveurs d’aujourd’hui et de demain qui ont la responsabilité d’agir à ne plus rester acteur et surtout pour ne plus être les principales victimes.

Ainsi de manière transversale et de manière à pouvoir soulever la temporalité, il est important d’inscrire dans des délais très courts des démarches à engager.

Pour cette problématique, vous l’avez dit, nous allons devoir nous tourner vers de nouvelles technologies, mais j’aimerais avoir des précisions à ce sujet-là. Qu’est-ce que vous entendez derrière les nouvelles technologies ? Génétique, mécanique, informatique ? Quelles sont pour vous ou quelles pourraient être pour vous ces technologies ?

Le modèle agricole qu’on connaît presque partout en Europe, notamment en France, est un modèle plutôt intensif et on connait la raison pour laquelle ce modèle est encore mis en avant.

On devrait pouvoir compter sur vos propositions. Vos avis sont indiscutables, on peut ne pas vouloir les écouter, les entendre mais vous ne réalisez qu’un état de fait.

Les scénarios que vous proposez sont indiscutables, à mon sens. Mais est-ce que vous pourriez imaginer un scénario à l’échelle de notre pays ou peut-être européenne ? Et si vous parveniez à démontrer que ces scénarios sont positifs au sens “climat” cela pourrait nous aider, nous législateurs à imposer des systèmes qui pourrait être bénéfiques tant pour le monde agricole, c’est-à-dire les gens qui en vivent, que pour la planète.

Les réponses des experts du GIEC :

Facebook